lundi 13 juillet 2009
franco-belgo-suisse
Je ne me plains pas, je gagne correctement ma vie. Mais quand je vois ça, ça me donne envie de hurler. Moi, le prochain 14 juillet, je vais peut-être me délocaliser à Gstaad...
samedi 4 juillet 2009
en boule
Le truc le pire qui puisse vous arriver, c'est qu'un ami cher, sachant votre goût immodéré pour la lecture, vous dise "tu devrais lire ce livre, c'est vraiment super" - et de le détester, de le haïr du plus profond de vous. Le livre, pas l'ami.
C'est ce qui m'est arrivé avec L'Elégance du Hérisson, de Muriel Barbery. Le problème, c'est que plusieurs amis m'ont parlé laudativement de ce livre. Méfiant, j'ai fait une entorse à ma règle de toujours acheter les livres que je lis et je l'ai emprunté à une amie, pleine de goût, et toute frissonnante de la lecture qu'elle venait de terminer. Bon.
Et là, patatras : je déteste, du plus profond de moi, cette histoire faussement naïve et très énervante d'une concierge si-belle-à-l-intérieur qui lit beaucoup en se faisant passer pour une pauvresse, et qui sera démasquée par une jeune habitante de son immeuble et un riche japonais qui vient d'y emménager. Et qui mourra, bêtement, au moment où elle aurait pu se révéler. Voilà, c'est dit : ce livre a été vendu à 345 000 exemplaires, "hérisson" devenant synonyme de "grand tirage surprise" au cours des rentrées littéraires suivantes. Je ne comprends pas pourquoi cet engouement et même, chose rarissime, la lecture de ce court roman m'exaspère tellement que je saute des pages.
Je viens de voir que ce Hérisson vient de paraître en poche, et même qu'on l'a adapté au cinéma. Il est bien entendu hors de question que j'aille voir le film, mais je reste stupide face à tant de succès : est-ce que j'aurais raté quelque chose ? est-ce que quelqu'un qui a aimé cet opus pourrait me dire pourquoi, m'en dire du bien - m'aider à comprendre ?...
mercredi 1 juillet 2009
parfois je rêve, je divague...
(mais moi je ne vois pas de vagues, monsieur Gainsbourg)
Je disais hier que je vivais le meilleur moment du déménagement : celui d'avant, l'entre-deux tellement joli du projet qui se concrétise tout seul, après la période de recherche, et qui n'influe pas encore vraiment sur la vie courante (je retrouve encore mes casseroles quand j'en ai besoin, je n'ai pas une masse de cartons dans mon entrée...).
Déménager, comme le disait récemment Samuel, c'est changer un peu de peau - à tout le moins de vie : on laisse derrière soi une partie de ce qu'on a été pendant les années où on a vécu dans un lieu. Cinq ans, c'est pas rien quand même ! des tas de petits souvenirs sont attachés à l'appartement que j'occupe encore, des gens qui sont venus, de ceux qui ont écrit sur mes murs les mots doux que je vais devoir recouvrir de blanc avant de partir, des choses belles ou moins belle vécues ici. Tout ça va rester, oui : dans ma mémoire, et un peu inscrit dans ces murs. C'est pour ça que je suis heureux de connaître le futur propriétaire de cet appartement, et de le voir tellement enthousiaste à son égard : je sais ainsi que cet appartement continuera d'être habité.
Mais je n'ai aucune nostalgie, bien au contraire ! car "changer de vie" veut dire en vivre une nouvelle, évidemment plus belle. Je ne rêve pas seulement du nouvel espace dans lequel je vais vivre et de la future disposition de mes meubles : je rêve aussi d'une vie plus rangée, peut-être - mieux rangée à tout le moins, parce que je suis un bordélique notoire... mais aussi d'une vie plus calme, dans laquelle je gérerais mieux mon temps dans la journée, dans laquelle les journées passeraient moins vite, dans lesquelles j'aurais plus de temps pour moi, comme si l'espace gigantesque (56m2 pour un célibataire à Paris, c'est un luxe inouï !) allait nécessairement être aussi un espace de temps gigantesque. Je disais il y a quelques mois mon envie de mutation, de faire peut-être moi aussi une nouvelle peau : il est certain que cette nouvelle vie prendra ses racines dans ce nouvel espace - dans lequel il y aura un fauteuil de lecture où je lirai tous ces livres que je phantasme de lire depuis des mois, et où mon esprit grandira, aussi.
Je disais hier que je vivais le meilleur moment du déménagement : celui d'avant, l'entre-deux tellement joli du projet qui se concrétise tout seul, après la période de recherche, et qui n'influe pas encore vraiment sur la vie courante (je retrouve encore mes casseroles quand j'en ai besoin, je n'ai pas une masse de cartons dans mon entrée...).
Déménager, comme le disait récemment Samuel, c'est changer un peu de peau - à tout le moins de vie : on laisse derrière soi une partie de ce qu'on a été pendant les années où on a vécu dans un lieu. Cinq ans, c'est pas rien quand même ! des tas de petits souvenirs sont attachés à l'appartement que j'occupe encore, des gens qui sont venus, de ceux qui ont écrit sur mes murs les mots doux que je vais devoir recouvrir de blanc avant de partir, des choses belles ou moins belle vécues ici. Tout ça va rester, oui : dans ma mémoire, et un peu inscrit dans ces murs. C'est pour ça que je suis heureux de connaître le futur propriétaire de cet appartement, et de le voir tellement enthousiaste à son égard : je sais ainsi que cet appartement continuera d'être habité.
Mais je n'ai aucune nostalgie, bien au contraire ! car "changer de vie" veut dire en vivre une nouvelle, évidemment plus belle. Je ne rêve pas seulement du nouvel espace dans lequel je vais vivre et de la future disposition de mes meubles : je rêve aussi d'une vie plus rangée, peut-être - mieux rangée à tout le moins, parce que je suis un bordélique notoire... mais aussi d'une vie plus calme, dans laquelle je gérerais mieux mon temps dans la journée, dans laquelle les journées passeraient moins vite, dans lesquelles j'aurais plus de temps pour moi, comme si l'espace gigantesque (56m2 pour un célibataire à Paris, c'est un luxe inouï !) allait nécessairement être aussi un espace de temps gigantesque. Je disais il y a quelques mois mon envie de mutation, de faire peut-être moi aussi une nouvelle peau : il est certain que cette nouvelle vie prendra ses racines dans ce nouvel espace - dans lequel il y aura un fauteuil de lecture où je lirai tous ces livres que je phantasme de lire depuis des mois, et où mon esprit grandira, aussi.
mardi 30 juin 2009
du mouvement
J'avais dit il y a quelques mois mon envie de déménager : eh bien je pense qu'on peut maintenant dire que c'est pour bientôt !
J'ai en effet trouvé un bel appartement tout près de Paris (oui, je vais devenir un banlieusard), et même réussi, semble-t-il, à vendre le mien. Je suis donc dans la période la plus heureuse du déménagement : celle de toutes les imaginations - quelle couleur on va mettre sur les murs, où tel fauteuil trouvera-t-il sa place, est-ce que je vais garder cette lampe ?...
Pas encore de cartons (on va s'y mettre très vite, mais c'est dans deux mois, le grand mouvement), plus trop de souci (la demande de prêt suit son cours, les démarches de vente le leur) - oui, même si l'idée d'encartonner, bizarrement, me déplaît moins qu'avant : c'est certainement la meilleure période.
J'ai en effet trouvé un bel appartement tout près de Paris (oui, je vais devenir un banlieusard), et même réussi, semble-t-il, à vendre le mien. Je suis donc dans la période la plus heureuse du déménagement : celle de toutes les imaginations - quelle couleur on va mettre sur les murs, où tel fauteuil trouvera-t-il sa place, est-ce que je vais garder cette lampe ?...
Pas encore de cartons (on va s'y mettre très vite, mais c'est dans deux mois, le grand mouvement), plus trop de souci (la demande de prêt suit son cours, les démarches de vente le leur) - oui, même si l'idée d'encartonner, bizarrement, me déplaît moins qu'avant : c'est certainement la meilleure période.
dimanche 21 juin 2009
Lapin romain...
lundi 15 juin 2009
mardi 2 juin 2009
lapin phobique
Ce qui est rigolo avec les phobies, c'est qu'on n'y peut rien, ou pas grand chose.
Une de mes plus grandes phobies est de mourir dans un accident d'avion. D'une plate banalité comme trouille, mais je n'ai jamais imaginé être quelqu'un d'exception...
Au début (ben oui, je fais un métier où on prend quand même pas mal l'avion), je tremblais avant le décollage, pendant je ne pouvais rien faire tant mes mains transpiraient et ensuite je ne pouvais commencer à me détendre (un peu, hein) avant que le signal "attachez vos ceintures" ait été éteint.
Maintenant, presque 10 ans plus tard, je suis comme résigné, fataliste : je me dis que puisque, c'est évident, cet avion va s'écraser, autant continuer à lire et à faire ce que j'ai à faire comme si de rien n'était.
Je ne suis encore jamais mort dans un accident d'avion.
Mais chaque catastrophe aérienne me passionne, de manière morbide ; autant dire qu'avec la disparition d'un avion d'Air France hier matin et l'épais mystère qui l'entoure, je suis dans mon élément et je peux regarder, fasciné, les experts qui disent et redisent pendant des longues minutes qu'ils ne savent rien (mais faut bien meubler l'antenne, hein ?), qu'ils ne peuvent que conjecturer. Des conjectures qui nourriront mes futurs phantasmes morbides en vol. Comme être foudroyé...
Je suis d'autant plus fasciné par cette catastrophe que j'ai pris une fois un avion d'Air France Rio-Paris, à la même heure (ou peu ou prou), pour rentrer d'une semaine de travail au Brésil. Et que je me dis, rétrospectivement (à 5 ans près quand même...) que je l'ai échappé belle.
Oui : difficile de ne pas rire de ma phobie, aujourd'hui...
Une de mes plus grandes phobies est de mourir dans un accident d'avion. D'une plate banalité comme trouille, mais je n'ai jamais imaginé être quelqu'un d'exception...
Au début (ben oui, je fais un métier où on prend quand même pas mal l'avion), je tremblais avant le décollage, pendant je ne pouvais rien faire tant mes mains transpiraient et ensuite je ne pouvais commencer à me détendre (un peu, hein) avant que le signal "attachez vos ceintures" ait été éteint.
Maintenant, presque 10 ans plus tard, je suis comme résigné, fataliste : je me dis que puisque, c'est évident, cet avion va s'écraser, autant continuer à lire et à faire ce que j'ai à faire comme si de rien n'était.
Je ne suis encore jamais mort dans un accident d'avion.
Mais chaque catastrophe aérienne me passionne, de manière morbide ; autant dire qu'avec la disparition d'un avion d'Air France hier matin et l'épais mystère qui l'entoure, je suis dans mon élément et je peux regarder, fasciné, les experts qui disent et redisent pendant des longues minutes qu'ils ne savent rien (mais faut bien meubler l'antenne, hein ?), qu'ils ne peuvent que conjecturer. Des conjectures qui nourriront mes futurs phantasmes morbides en vol. Comme être foudroyé...
Je suis d'autant plus fasciné par cette catastrophe que j'ai pris une fois un avion d'Air France Rio-Paris, à la même heure (ou peu ou prou), pour rentrer d'une semaine de travail au Brésil. Et que je me dis, rétrospectivement (à 5 ans près quand même...) que je l'ai échappé belle.
Oui : difficile de ne pas rire de ma phobie, aujourd'hui...
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